Pixel impression
  • L'essentiel
  • -
  • En savoir plus...
EL DIABLO
Paris, le 16 décembre 2025

Il y a 10 ans : Fabio Quartararo vise le titre Moto3 avec KTM

Il y a 10 ans : Fabio Quartararo vise le titre Moto3 avec KTM

Souvenez-vous, il y a 10 ans jour pour jour, MNC publiait : "Fabio Quartararo abordait à 15 ans sa première saison en Grands Prix moto avec de très hautes ambitions. Mais jouer la gagne en Moto3 s'est avéré plus compliqué que prévu pour le jeune prodige français, qui délaisse la filière Honda pour rejoindre KTM". En 2026, notre champion de MotoGP 2021 continuera de rouler sur sa Yamaha M1... mais équipée d'un V4 !

Imprimer

Moto-Net.Com réédite cet article de 2015 en lien direct avec cette toute récente publication :

Il y a dix ans, donc, sur le Journal moto du Net...

Fort de son exceptionnel parcours en championnat espagnol (CEV), Fabio Quartararo abordait à 15 ans sa première saison en Grands Prix moto avec de très - trop ? - hautes ambitions. Mais jouer la gagne en Moto3 s'est avéré plus compliqué que prévu pour le jeune prodige français, qui délaisse la filière Honda pour rejoindre KTM en 2016.

A pilote exceptionnel, attentes exceptionnelles...

Dixième du championnat Moto3 2015 avec 92 points, soit 168 de moins que le vainqueur Danny Kent : malgré ses deux pole positions (Jerez et Le Mans) et ses deux podiums (Austin et Assen), la première saison de Fabio Quartararo n'est pas exactement à la hauteur de ses ambitieux objectifs (lire notre Portrait et interview de Fabio Quartararo du 6 mai 2015).

Lui qui rêvait de victoires - voire du titre - clôt sa première campagne sans être parvenu à grimper tout en haut du podium.

Plus contrariant encore : une fracture de la malléole externe de la jambe droite contractée à Misano (Italie) a "torpillé" sa fin de saison, le forçant à faire une croix sur plusieurs courses dont la classique tournée d'outre-mer (Japon, Australie et Malaisie).

Forfait aussi en Aragon (Espagne) et lors de la finale à Valence (Espagne), Fabio a connu l'année la plus compliquée de sa jeune carrière : en 2015, il a du apprendre à perdre, chose à laquelle il n'était pas habitué...

"J'ai toujours été très régulier sur l'ensemble de ma carrière. Cette saison a été différente, car je pensais pouvoir être encore régulier : je m'attendais à de meilleurs résultats après une excellente préparation durant le championnat d'Espagne", confesse-t-il avec honnêteté. 

"Malgré de bons résultats en début de saison, j'ai été très irrégulier ensuite. Je pense que mes ingénieurs et moi n'avons peut-être pas eu le bon feeling pour être au point sur tous les tracés. Cela a été la grande difficulté", analyse le n°20 avec un rien d'amertume... et d'exigence envers lui même : beaucoup de pilotes rêveraient de pareils débuts en Grands Prix !

Une ascension fulgurante 

Tout avait pourtant parfaitement commencé pour le pilote installé en Espagne, annoncé comme la révélation de l'année suite à des premiers essais hivernaux consistants. Septième de son tout premier GP au Qatar après avoir un temps joué la gagne, il décroche son premier podium dès la seconde course à Austin. La machine semble lancée...

Sixième en Argentine puis 4ème à Jerez sur un tracé qu'il affectionne, Fabio impressionne par sa vélocité pure, sa rigueur et sa maturité. On le savait doué, "El Diablo" se révèle exceptionnel... et certains n'hésitent pas à le décrire comme le futur Marc Marquez !

Revers de la médaille : la pression s'accroît sur ses épaules et il n'est plus question de savoir s'il va gagner des courses, mais quand ! Fabio Quartararo devient celui sur lequel repose tous les espoirs du clan français, un statut aussi flatteur qu'éprouvant nerveusement.

"Evidemment, il y a toujours un peu de pression. Mais je savais que le championnat du monde allait être une toute autre histoire. Je savais que des pilotes comme Danny Kent ou Miguel Oliveira allaient être très forts", affirme le n°20, évacuant l'idée selon laquelle tous ces enjeux lui seraient montés à la tête.

Premier échec au GP de France

Même s'il répète à l'envie que 2015 n'est qu'une année d'apprentissage, les véritables intentions de Fabio apparaissent en piste : c'est la victoire qu'il vise, et la déception de passer à côté se lit distinctement sur son visage lorsqu'il descend de sa moto !

Quelques fausses notes commencent alors à s'échapper de sa partition jusqu'ici parfaitement exécutée : après avoir signé la pole position devant ses fans au Mans (72), le protégé d'Edouardo Martin part pour la première fois au tapis...

Le français s'agace et pointe le manque de vitesse de pointe de sa moto. Et il faut effectivement reconnaître que sa NSF se fait régulièrement taxer dans les lignes droites, y compris par d'autres Honda théoriquement équipées du même monocylindre 4-temps de 250 cc. Sa seconde chute consécutive en Italie est aussi mal vécue, provoquant des critiques ouvertes concernant l'inconstance de sa NSF250R du team Emilio Alzamora.

"C'est à partir du GP de France que j'ai disposé d'une moto différente avec un manque de puissance par rapport à d'autres (comme son coéquipier espagnol, Jorge Navarro, 7ème du championnat avec 157points, NDLR). Je n'ai pratiquement jamais roulé sur la même moto d'une course à l'autre, ce qui m'a beaucoup pénalisé. La confiance et la montée en puissance viennent une fois qu'on dispose de la même moto".

Le français et son manager espagnol en sont convaincus : son matériel est le principal responsable de son incapacité à franchir la dernière marche menant à la victoire. Accusations réfutées par les responsable de la structure Monlau (devenu le bras armé espagnol de Honda en vitesse), qui enjoignent Fabio à aiguiser les flèches de son immense talent avant d'essayer de tout mettre dans le mille.

Les relations se tendent entre le team d'Alzamora et le pilote tricolore, malgré un nouveau podium à Assen et une belle 4ème place en Grande-Bretagne. La saison entame son dernier tiers et il devient évident que les deux parties auront du mal à poursuivre leur collaboration.

Puis vient le crash lors des essais à San Marin (Italie), avec à la clé une fracture qui hypothèque sa fin de saison.

Dans ces conditions, ce n'est qu'une demi-surprise d'apprendre que Fabio et son manager cherchent à changer de structure, attirés par une offre du team Leopard Racing dans lequel court celui qui remportera le titre 2015 : le britannique Danny Kent. 

L'accord est signé malgré une dernière tentative de surenchère du service compétition du blason ailé (le HRC), fermement décidé à conserver sa pépite. Peine perdue : Fabio Quartararo quitte la "voie royale Honda" pour intégrer les rangs de KTM.

Quitter Honda pour KTM : un choix audacieux

Le risque pris en claquant de la sorte la porte du géant Honda en Grands Prix paraît énorme, mais le jeune niçois se veut confiant car convaincu de disposer du meilleur soutien pour accéder à son rêve : rafler le titre en 2016.

"Mes objectifs sont clairs : remporter le championnat. Cette année a été très difficile, mais je suis convaincu que j'ai les capacités pour gagner une course et pour être devant", analyse le pilote qui aura 16 ans le 20 avril 2016. 

"Je pense déjà à 2016 avec l'équipe Leopard Racing et mon ingénieur Christian Lundberg (qui l'a déjà assisté durant ces saisons victorieuses en Espagne, NDLR). Ma première prise de contact sera début février (à Sepang, NDLR). Je pense qu'il faudra faire un gros travail pour arriver au top au Qatar", prévoit le champion français qui place Niccolo Antonelli comme son adversaire principal pour le titre.

En attendant ses premiers essais sur la Moto3 KTM, Fabio Quartararo va pouvoir soigner sa jambe droite fracturée. Petit à petit, le tricolore reprendra ensuite son entraînement sportif draconien, composé entre autres de vélo, de motocross (Fabio a aussi un vrai talent en TT !), de course à pied et d'escalade "jusqu'à 7 heures par jour", comme il nous l'avait confié dans notre Interview MNC. 

"Ce n'est que l'histoire de quelques semaines pour que je revienne à 100%. Je prévois de profiter de cette trêve pour reprendre le motocross, en particulier pour faire travailler ma jambe. Ensuite, je ferai beaucoup de course à pied ou du vélo", programme-t-il en athlète extrêmement affûté et concentré qu'il est devenu pour parvenir à ses fins : remporter le titre en Moto3, en Moto2 puis en MotoGP.

A suivre naturellement de près sur MNC : restez connectés !

Intéressant, non ?

.

.

Commentaires

Ajouter un commentaire

Identifiez-vous pour publier un commentaire.

.

Les derniers essais MNC

Quelle est la meilleure nouveauté 2026 QJMotor ? Tests !

Roadsters SRK921 et SRK800 Dark, sportive SRK421RR, custom SRV600V2 et 125cc SRK125S2 : 2026 est un gros millésime pour QJMotor ! Le constructeur chinois va-t-il inquiéter les références ? Quelle est sa meilleure nouveauté ? Moto-Net.Com parviendra-t-il à tester les cinq motos en seulement une journée et demie ?! Réponses.
Kawasaki KLE500 SE : l'essai vidéo Moto-Net.Com

Kawasaki relance sa KLE500 avec le bicylindre A2 de 45,4 ch et 42,6 Nm chipé à la Z500 et une partie cycle taillée pour tous les terrains. Moto-Net.Com teste sa déclinaison haut de gamme, la KLE 500 SE à 7399 €, sur les routes et les beaux chemins d'Alméria (Espagne). Essai vidéo.
Essai Ténéré 700 World Raid 2026 : le meilleur trail Yamaha

Tout en haut de la gamme des trails Yamaha (avec WR125 et Ténéré 700, mais sans 450 ou 900 ?!) trône actuellement la Ténéré 700 World Raid. Comme les versions standard et Rally en 2025, cette "WR" reçoit pour 2026 une série de mises à jour électronique et mécanique. MNC recense ses points forts et points faibles… Essai.
Yamaha Ténéré 700 World Raid 2026 : l'essai vidéo sur Moto-Net.Com

Un an après la refonte principalement électronique de la Ténéré 700 (standard et Rally), la version haut de gamme World Raid apparue en 2022 au catalogue Yamaha bénéficie à son tour d'une mise à jour. Moto-Net.Com a pu l'essayer dans toutes les conditions : routes défoncées voire glissantes, piste tout-terrain rapide ou petit pierrier. Essai !

A lire aussi sur le Journal moto du Net

La Vendée supprime ses guillotines à motards sans léser les automobilistes

En Vendée, le conseil départemental et la FFMC 85 unissent leurs forces pour repenser la sécurité routière. En supprimant certaines glissières et en innovant avec des dispositifs adaptés, ils réduisent les risques pour les motards tout en optimisant les coûts. Une démarche exemplaire, alliant prévention et aménagements ciblés. Bravo !
Le programme des animations du GP de France MotoGP 2026

Le Grand Prix de France moto, du 8 au 10 mai 2026, fait comme chaque année le plein d'animations sur et autour du circuit Bugatti-Le Mans (72). Concerts, spectacles, rencontres avec les pilotes, expositions : demandez le programme !
Les Aprilia satellites en orbite lors des tests officiels de Jerez 2026

Au lendemain du GP d'Espagne 2026, Ai Ogura et Raul Fernandez (pilotes satellites Aprilia) ont tourné - nettement - plus vite que leurs camarades lors des tests officiels MotoGP à Jerez. Le leader Marco Bezzecchi et le champion Marc Marquez suivent à un tiers de seconde, tandis que Fabio Quartararo et Johann Zarco restent en retrait, mais léger.
Espagne 1 commentaire
La BMW K100 Stealth de RF-Biketech

L'atelier allemand RF-Biketech propose une variante musclée d'une BMW collector : une K100 de 1984 et son 4-cylindres à plat. Présentation.
Les dimensions des nouveaux Metzeler Sportec 01 et Sportec 01 RS

Metzeler lance sa saison 2026 avec deux nouveautés importantes : les pneus Sportec 01 et Sportec 01 RS pour roadsters et sportives menés tambour battant sur routes et sur circuits. Voici leurs dimensions.
Quelle est la meilleure nouveauté 2026 QJMotor ? Tests !

Roadsters SRK921 et SRK800 Dark, sportive SRK421RR, custom SRV600V2 et 125cc SRK125S2 : 2026 est un gros millésime pour QJMotor ! Le constructeur chinois va-t-il inquiéter les références ? Quelle est sa meilleure nouveauté ? Moto-Net.Com parviendra-t-il à tester les cinq motos en seulement une journée et demie ?! Réponses.
Guide nouveautés 2026 : toutes les motos, toutes les infos

Toutes les informations sur les nouveautés moto et scooter 2026 : présentations, caractéristiques, prix, coloris, disponibilités et nos premiers essais MNC. Le guide le plus complet, marque par marque, c'est sur Moto-Net.Com ! 
  • En savoir plus...